L'Industrialisation


Les outils du lean

lean
Qu'est-ce que le lean?

Le lean est une stratégie d'amélioration de la production issue du Toyota production system et donc de la chasse aux gaspillages. Le lean a pour but d'optimiser tous les processus de l'entreprise, pour mettre en place une organisation plus efficace.

L'idée de base du Lean est de maximiser la valeur client en minimisant le gaspillage. Lean veut tout simplement dire donner plus de valeur pour les clients en utilisant moins de ressources.

Une organisation Lean intègre la valeur du client et concentre ses processus clés pour constamment l'augmenter. Le but ultime est de fournir la valeur parfaite au client par un processus de création de valeur qui a zéro de gaspillage.

Le Lean permet donc de réduire les pertes et gaspillages au sein du processus d'industrialisation.

Voici le schéma selon lequel il doit être mis en place en entreprise :

Maison Lean


Comment faire du lean?

Le lean n'est pas un outil. C'est une stratégie à mettre en place en entreprise.

Afin de parvenir à une telle organisation, il existe une multitude d'outils pouvant être mis en place.


outilslean

Nous allons désormais aborder les différents outils classés selon leur utilité dans le triptyque Qualité - Coûts - Délai.
Attention cependant, ces outils peuvent (et sont souvent) utilisés afin d'optimiser plusieurs de ces catégories (ne pas les cataloguer à une seule catégorie uniquement).

Outils orientés amélioration de la qualité :


PDCA :
  • Plan (préparer, programmer, planifier)
  • Do (faire, réaliser, mettre en œuvre)
  • Check (vérifier, contrôler)
  • Act (mesurer les résultats, analyser les écarts)

le célèbre cycle d'actions de la "roue de DEMING" utilisé dans toute méthode d'amélioration.

Gestion de la qualité (SPC, MSP) :

Les systèmes statistiques prennent une importance de plus en plus grande dans le cadre de la maîtrise et de l’amélioration du processus de fabrication. La Maîtrise Statistique des Procédés MSP (ou Statistic Process Control SPC) est une méthode de maîtrise de la production basée sur l’analyse statistique.

Elle favorise le développement de l’autocontrôle et permet de garantir le niveau de qualité optimum à chaque étape de la fabrication. Le but du SPC est de privilégier la démarche préventive consistant à évaluer l’aptitude du procédé par rapport aux spécifications, à analyser en permanence ses performances par rapport à une situation de référence et à intervenir, non pas lorsqu’on génère des produits défectueux, mais dès qu’il y a dérive par rapport à cette situation de référence.

Les systèmes SPC permettent d’agir a posteriori ou en temps réel sur l’ensemble des ressources de la production, en toute connaissance de causes et en suivant les impacts ou effets des consignes appliquées. Véritable activité généralement dédiée aux hommes méthodes ou au personnel de bureau d’industrialisation, les systèmes statistiques sont plutôt utilisés dans le monde de la production, comme dans l’industrie automobile.

Les outils SPC travaillent tous sous forme d’échantillonnage selon les lois statistiques. Les résultats sont proposés sous différentes formes graphiques visant à mettre en évidence la variabilité des processus faisant l’objet de l’étude.

Le PARETO :
Les diagrammes de PARETO (Vilfredo Pareto 1848-1923) reposent sur des propriétés statistiques des lois normales (distributions de GAUSS) et trouvent leur intérêt pratique dans la loi expérimentale dite des 80-20 (20% des pannes génèrent 80% des arrêts).
La conséquence est qu’une action limitée (agir sur 20% seulement des causes de pannes) peut avoir un fort impact économique (80% des arrêts sont supprimés ou réduits). Pour cela, les systèmes SPC disposent d’outils fournissant automatiquement les données statistiques et présentant les résultats sous une forme graphique appropriée. Les présentations les plus classiques sont l’histogramme en pourcentage par valeur décroissante et l’histogramme en valeurs cumulées. 
Les cartes de contrôle :
Représentées sous forme graphique permettent de disposer d’un outil simple d’emploi, permettant de prévoir les défauts et non de les subir et de réagir à temps pour éviter de générer des coûts de non qualité toujours trop élevés. Les formulaires incontournables des outils de SPC sont les cartes de contrôle, généralement de deux types : Cartes de contrôle aux grandeurs mesurables (cote, poids, température, ...) appelées aussi "carte aux mesures" Carte de contrôle aux grandeurs non mesurables (rayure, impureté, aspect, ...) appelée "carte aux attributs".
5M (Diagramme « arête de poisson », Ishikawa ou diagramme de cause à effet):
  • Méthodes
  • Moyens
  • Main d’œuvre
  • Matière
  • Milieu

Cet outil permet de décomposer les causes d'un problème.

6 SIGMA :
Méthodologie qui permet d'analyser et de corriger les défauts d'un processus productif pour l'amener au plus près de la perfection dite "niveau 6 SIGMA", initialisée chez MOTOROLA puis GENERAL ELECTRIC. On mesurait les taux d'erreur ou de défaillance en "pourcentages", puis en "pour mille", puis en "ppm", désormais on emploie les sigmas.
Pour fixer les idées, les niveaux sont les suivants:
  • 1sigma correspond à environ 68% (1 réalisation sur 3 est hors tolérance),
  • 2sigma correspond à environ 95% % (5 réalisations sur 100 sont hors tolérance),
  • 3sigma correspond à environ 99,7% (3 réalisations sur 1000 sont hors tolérance),
  • ...etc.
  • 6sigma correspond à environ 99,9999998% (2 réalisations sur 1 milliard sont hors tolérance, c'est ... la perfection(!))
5S :
5S est l’acronyme de 5 mots japonais désignant chacun une étape d’actions dans une démarche d’amélioration de l’efficacité dans le travail quotidien:
  • Seiri : débarrasser,
  • Seiton : ranger,
  • Seiso : nettoyer,
  • Seiketsu : mettre en place les règles,
  • Shitsuke : respecter les règles.
C’est la démarche de progrès élémentaire, que l’on doit pratiquer en premier et qui constitue les fondations de tout projet de mise en place de lean-manufacturing. Elle est un levier important de mobilisation des équipes, à la fois par le caractère très pragmatique de l'action, et par le changement rapide... et parfois radical observé.
 AMDEC (FMEA) :
Acronyme de "Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité". Méthode d'analyse visant à améliorer la fiabilité, la sécurité, ... d'un produit ou d'un processus. Le principe: fonction par fonction, un groupe de travail détermine les risques de défaillance, et évalue la gravité des effets possibles, ainsi que la probabilité d'occurrence. Permet de trier les modes de défaillance en gravité x occurrences, et de chercher des solutions pour réduire leur poids: on trouvera des solutions préventives qui réduisent l'occurrence, ou des solutions curatives qui permettent de réduire la gravité des effets...
QQOQCP:
Qui, Quoi, Où, Quand, Comment, Pourquoi ; analyse d’une situation, aide à la décision.

Outils orientés amélioration du coût:


AV, Analyse de la Valeur :

Méthode de conception ou d'amélioration intégrant à chaque étape la "valeur" comme objectif. Inclue la description fonctionnelle du besoin, la valeur par fonction, la conception à coût objectif, .... Selon le sujet, le type de projet (AV conception produit, AV amélioration processus, ...), l'application de la méthode peut amener des gains significatifs en coût de 20% à 40%. Cependant son efficacité est liée au respect du formalisme de la méthode, assez lourd. On la réservera à des projets majeurs, où le planning prendra en compte les étapes de la méthode...

KAIZEN :

En japonais le mot "KAIZEN" signifie amélioration à petits pas, sans gros moyens, en impliquant tous les acteurs et en utilisant surtout le bon sens commun. La démarche japonaise repose sur des petites améliorations faites jour après jour, mais constamment, obstinément, et systématiquement. On peut opposer le KAIZEN, ou l'amélioration continue, au PROJET, innovation ou rupture. Dans la pratique, le mélange culturel s'applique, et c'est comme toujours la complémentarité qui est la stratégie gagnante: le KAIZEN peut amener des changements radicaux, le PROJET peut être un mode d'action au quotidien. On retrouve une de nos convictions de base: peu importe la méthode pour peu qu'on obtienne la mobilisation des intelligences et des énergies. L'amélioration continue (KAIZEN) permet de sensibiliser le groupe sur les conséquences globales d'une action sur un point précis d'un processus. Cette démarche permet de relativiser et de prioriser les interventions. Ainsi, nous supprimons le problème plutôt que de le déplacer.

KANBAN :

Outil de management visuel à base de cartes, provenant des méthodes japonaise de gestion de flux, désormais intégré aux démarches LEAN: réduire les stocks intermédiaires, en ne produisant qu'en fonction de besoins appelés en aval. (Flux tirés)


Outils orientés amélioration du délai:

BPM :

Business Process Management ou management des processus de l'entreprise, ou management par les processus. La version 2000 de la norme ISO 9000 propose un principe de management par les processus, qui va bien au-delà des exigences documentaires du passé encore récent. C'est en cela qu'elle est intéressante pour toutes les organisations.

CRM :

Customer Relationship Management ou gestion de la relation client. Plan de contact, mémoire de tous les échanges commerciaux, avant-vente, vente, après-vente, helpdesk, ... tous les acteurs de la relation avec le client sont acteurs d'une partie de cette relation, souvent inconnue des autres acteurs. Les outils modernes de CRM permettent de relier toutes les informations client pour lui présenter un service "personnalisé". exemple: le plan d'action marketing évitera de proposer une offre promotionnelle avec réduction de 30% au client qui vient d'acquérir le produit au plein tarif, et qui est en relation avec le service après-vente pour une défaillance du même produit!

CAO/DAO/CFAO :

Dessin/Conception/Conception et Fabrication... assistés par ordinateur. CNAO peut être utilisé pour conception de Nomenclatures assistée par ordinateur. (DATA/BOM management system).

 ERP :

Enterprise Ressources Planner, incluant la GPAO (Gestion de Production). Un système unique réunit les fonctions logistique, approvisionnements, production, mais aussi maintenance, gestion, facturation, ... système intégré ou usine à gaz, attention: souvent des mégaprojets où une entreprise peut se perdre. Là comme ailleurs, il faut revenir sans cesse à l'objectif, imposer la logique du processus sans oublier l'expertise métier, et mettre les outils au service des hommes et des femmes...

GMAO :

Gestion de Maintenance Assistée par Ordinateur. La gestion des équipements est un vrai sujet pour les industries fortement capitalistiques. Les outils traduisent la politique de maintenance, et intègrent le plan de maintenance des équipements.

SMED :

Single Minute Exchange of Die. Changement rapide d'outils, de séries. Les stocks coûtent chers. Derrière cette apparente évidence, tant elle est répétée, se cache l'exigence croissante de la clientèle, la diversification et l'abondance des offres, l'innovation de plus en plus rapide et attendue par le marché. Un produit indisponible est généralement une vente perdue, qui profitera à un concurrent plus réactif. Les produits stockés sont guettés par l'obsolescence.

Voilà, en plus des frais inhérents au stockage lui-même, ce qui rend les stocks coûteux. Pour acquérir un avantage concurrentiel, il faut savoir satisfaire la demande du client rapidement, sachant que les demandes clients s'orientent de plus en plus vers des produits personnalisés ce qui est incompatible avec des séries longues. Pour un fabriquant, la réduction des tailles de lots et le souci de répondre rapidement aux demandes du marché, rendent indispensable la maîtrise des changements rapides de séries.

TPM :

Total Productive Maintenance, ou Maintenance en Production, qui consiste à décloisonner les fonctions maintenance et production, en intégrant la maintenance de premier niveau aux opérations de production, et en responsabilisant tous les acteurs aux bonnes conditions de fonctionnement des machines. Démarche très participative, qui vise à maximiser l'efficacité productive d'une ligne, d'un atelier ou d'une usine. Elle utilise entre autres outils le TRS pour la mesure (Taux de rendement synthétique), et le SMED (Single Minute Exchange Delay), méthode de changement rapide

Qui sommes-nous?

Bonjour, bienvenue sur notre site.

Nous sommes trois étudiants de première année au département QLIO (Qualité Logistique Industrielle et Organisation) de l'IUT d'Orléans.

Dans le cadre de notre projet tutoré, nous avons mis en place ce site, traitant de l’industrialisation, afin de vous présenter l’importance de ce processus en production industrielle.

Bonne visite!